Article 25 copropriété : majorité absolue et vote
Article 25 copropriété : quelles décisions exigent la majorité absolue ? Travaux, délégations, passerelle 25-1. Tout comprendre en 2026.


La majorité absolue en copropriété, c'est l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965 : une résolution n'est adoptée qu'à la majorité des voix de tous les copropriétaires, présents, représentés ou absents. Sur un immeuble de 1 000 tantièmes, il faut donc au moins 501 voix pour, quel que soit le taux de présence. Ce seuil se situe entre l'article 24 (majorité simple) et l'article 26 (double majorité). Il concerne les décisions structurantes : travaux sur parties communes, désignation ou révocation du syndic et autorisation d'aménagements privatifs. Savoir comment il fonctionne fait souvent la différence entre un vote réussi et un blocage coûteux en assemblée générale.
Article 24 vs article 25 vs article 26 : tableau comparatif
Quelle majorité pour votre décision ?
Outil officiel : Les majorités de vote en assemblée générale — service-public.gouv.fr
Cet arbre applique les règles générales des articles 24, 25, 25-1 et 26 de la loi du 10 juillet 1965 : certaines décisions relèvent de régimes particuliers (art. 26-1, 28, 30…) et votre règlement de copropriété peut ajouter ses propres contraintes — faites confirmer la majorité applicable par le syndic ou un juriste avant l'assemblée.
Les trois articles structurent l'ensemble des votes en copropriété, chaque seuil correspondant à un niveau d'enjeu distinct pour l'immeuble. Le tableau ci-dessous résume, pour chaque régime, le seuil exact, le traitement des absents, l'exemple chiffré sur une base de 1 000 tantièmes et la passerelle de repli éventuelle. L'unanimité, seuil ultime, figure en dernière colonne.
| Critère | Article 24 (majorité simple) | Article 25 (majorité absolue) | Article 26 (double majorité) | Unanimité |
|---|---|---|---|---|
| Seuil requis | Majorité des voix des présents et représentés | Majorité des voix de TOUS les copropriétaires | Majorité en nombre des copropriétaires et 2/3 des tantièmes | Accord de tous les copropriétaires (100 % des voix) |
| Les absents comptent-ils ? | Non : seuls présents et représentés | Oui : ils pèsent comme des voix défavorables | Oui, dans les deux dénominateurs | Oui : une seule opposition ou absence bloque |
| Exemple sur 1 000 tantièmes | > 50 % des seuls votants présents | ≥ 501 voix sur 1 000 | ≥ 667 tantièmes + majorité des têtes | 1 000 voix sur 1 000 |
| Passerelle de repli | Aucune (seuil terminal) | Art. 25-1 : 2nd vote en art. 24 si ≥ 1/3 des voix | Art. 26-1 : 2nd vote en art. 25 sous conditions | Aucune |
| Exemples de décisions | Budget prévisionnel, entretien courant, règlement intérieur, approbation des comptes | Travaux d'amélioration, délégation syndic, équipements collectifs, désignation du syndic | Modification du règlement, aliénation de parties communes, surélévation | Modification de la clé de répartition (art. 11), atteinte à la destination de l'immeuble ou à la jouissance des parties privatives |
L'article 26 est le seuil le plus élevé des trois régimes de majorité. Il faut simultanément une majorité en nombre de copropriétaires et une majorité qualifiée en tantièmes (les 2/3, soit 667 sur 1 000). La loi du 10 juillet 1965 (article 26, Legifrance) précise par ailleurs que l'assemblée ne peut, à quelque majorité que ce soit, imposer à un copropriétaire une modification à la destination de ses parties privatives : dans ce cas, seule l'unanimité (article 11) le permet. À noter : l'article 26 dispose lui aussi d'une passerelle (article 26-1) permettant, sous conditions, un second vote à la majorité de l'article 25, un mécanisme symétrique à celui de l'article 25-1 détaillé plus bas.
Se tromper de majorité rend la résolution nulle et non avenue. Pour les travaux en copropriété et les majorités de vote selon les cas, la distinction entre ces régimes est souvent décisive.
Définition de l'article 25 et principe de la majorité absolue
L'article 25 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 (Legifrance) dispose que certaines décisions ne sont adoptées « qu'à la majorité des voix de tous les copropriétaires ». La formulation est volontairement précise. On ne parle pas des seuls présents ou représentés, mais de l'intégralité du syndicat, exprimée en tantièmes.
Prenons un immeuble à 1 000 tantièmes. Une résolution relevant de l'article 25 doit recueillir au moins 501 voix pour, peu importe le taux de présence ce jour-là. Un copropriétaire absent ne vote pas « blanc ». Il pèse de fait dans la colonne des défavorables.
C'est ce qui distingue fondamentalement l'article 25 de l'article 24. La majorité simple ne requiert que la majorité des voix des présents et représentés. Une assemblée avec beaucoup d'absents peut donc bloquer une résolution que tous les participants soutiennent à l'unanimité.
Pour aller plus loin sur le fonctionnement global des scrutins en AG, consultez le guide sur les règles de vote en assemblée générale de copropriété.
Les décisions relevant de l'article 25, point par point
L'article 25 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 (Legifrance) énumère expressément, par lettres, les décisions soumises à la majorité absolue. Voici la liste, dans l'ordre des alinéas du texte en vigueur.
- a) Toute délégation du pouvoir de prendre l'une des décisions relevant de l'assemblée à la majorité de l'article 24, ainsi que la fixation du montant maximum des sommes correspondantes.
- b) L'autorisation donnée à certains copropriétaires d'effectuer, à leurs frais, des travaux affectant les parties communes ou l'aspect extérieur de l'immeuble.
- c) La désignation ou la révocation du ou des syndics et des membres du conseil syndical.
- d) Les conditions auxquelles sont réalisés les actes de disposition sur les parties communes (ou des droits accessoires) rendus nécessaires par des obligations légales ou réglementaires.
- e) La modification de la répartition des charges rendue nécessaire par un changement de l'usage d'une ou plusieurs parties privatives.
- f) À moins qu'ils ne relèvent de la majorité de l'article 24, les travaux d'économie d'énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
- g) Les modalités d'ouverture des portes d'accès aux immeubles. En cas de fermeture, celle-ci doit ménager l'accès des services publics aux parties communes.
- h) L'installation ou la modification d'une antenne collective ou d'un réseau de communications électroniques interne à l'immeuble.
- i) Les modalités de réalisation et d'exécution des travaux rendus obligatoires par des dispositions législatives ou réglementaires (ou par un arrêté de police), ainsi que la délégation au conseil syndical pour agir en justice contre le syndic.
- j) L'installation ou la modification des installations électriques permettant l'alimentation des emplacements de stationnement pour la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.
- k) L'installation de compteurs d'eau froide divisionnaires.
- l) L'installation de compteurs d'énergie thermique ou de répartiteurs de frais de chauffage.
- m) L'autorisation permanente accordée aux forces de police ou de gendarmerie de pénétrer dans les parties communes.
- n) Les travaux comportant transformation, addition ou amélioration.
- o) La demande d'individualisation des contrats de fourniture d'eau et la réalisation des études et travaux nécessaires.
Cette modification de répartition suppose de bien comprendre les règles encadrant la répartition des charges en copropriété pour anticiper les contestations éventuelles.
Le point n), qui vise les travaux de transformation, d'addition ou d'amélioration, est l'alinéa de l'article 25 le plus souvent recherché. C'est lui qui couvre la majorité des chantiers structurants votés en assemblée générale.
Cette énumération correspond au texte consolidé de l'article 25 (Legifrance). Attention à un piège fréquent : depuis la loi ELAN (25 novembre 2018), les travaux d'économie d'énergie relèvent de l'article 25, sauf lorsqu'ils sont rendus obligatoires par une loi, un règlement ou un arrêté de police, auquel cas ils restent votés à la majorité simple de l'article 24. En cas de doute sur un alinéa, la version en vigueur sur Legifrance fait foi.
Les cas les plus fréquents en pratique
Derrière l'énumération légale, quelques décisions reviennent bien plus souvent que les autres à l'ordre du jour des assemblées.
- Désignation ou révocation du syndic (alinéa c) : le changement de prestataire passe par ce seuil, ce qui explique que la concurrence entre syndics se joue largement lors du vote en AG.
- Travaux d'amélioration, de transformation ou d'addition sur les parties communes (alinéa n) : c'est l'alinéa qui couvre la majorité des chantiers structurants.
- Autorisation d'aménagements individuels affectant les parties communes (alinéa b) : pose d'une porte, climatisation extérieure, etc., réalisés aux frais du copropriétaire demandeur.
- Installation d'équipements collectifs (alinéas h, j…) : antennes collectives, réseaux de communications électroniques, bornes de recharge pour véhicules électriques.
À lire aussi : comment compter les abstentions dans un vote copropriété.
Pour les questions de répartition entre copropriétaires, il peut être utile de comprendre quelle est la part du locataire dans les charges de copropriété lorsque certains lots sont occupés par des locataires.
L'essentiel
- L'article 25 de la loi du 10 juillet 1965 impose la majorité des voix de TOUS les copropriétaires (pas seulement ceux présents), calculée en tantièmes.
- Les décisions concernées incluent les travaux sur parties communes, la délégation au syndic, l'installation d'équipements collectifs ainsi que les autorisations d'aménagement individuel.
- Si la majorité absolue n'est pas atteinte mais qu'un tiers des voix a voté pour, l'assemblée peut basculer en majorité simple via la passerelle de l'article 25-1.
- L'article 25 se distingue de l'article 24 (majorité simple des présents et représentés) et de l'article 26 (double majorité des copropriétaires et des lots).
- MaPrimeRénov' Copropriété peut financer de 30 % à 45 % des travaux votés à l'article 25, dans la limite de 25 000 € par lot.
La passerelle de l'article 25-1 : second vote en majorité simple
Simulateur : votre résolution passe-t-elle l'article 25 ?
Outil officiel : Les règles de majorité en assemblée générale — service-public.gouv.fr
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Simulation pédagogique fondée sur les seuils des articles 25 et 25-1 de la loi du 10 juillet 1965 : elle ne tient pas compte des réductions de voix (art. 22), des délégations ni des particularités de votre règlement de copropriété — faites valider le décompte par le syndic ou un juriste avant toute décision.
Quand une résolution rate la majorité absolue mais obtient un soutien notable, l'article 25-1 de la loi du 10 juillet 1965 (Legifrance) ouvre une porte de sortie.
Conditions d'activation de la passerelle
- La résolution n'a pas été adoptée à la majorité de l'article 25.
- Elle a recueilli au moins un tiers (1/3) des voix de tous les copropriétaires.
- L'assemblée procède alors à un second vote lors de la même séance.
- Ce second vote se tient à la majorité simple de l'article 24.
Prenons un exemple concret. Dans un immeuble de 1 000 tantièmes, une résolution obtient 380 voix pour, 200 contre, 170 abstentions ; 250 tantièmes sont absents. Elle n'atteint pas 501 (majorité absolue), mais dépasse 333 (le tiers). L'assemblée revote aussitôt à la majorité simple de l'article 24 : abstentions et absents ne comptent plus, seuls les pour et les contre exprimés sont comparés. Avec 380 voix pour contre 200, la résolution est adoptée.
Ce mécanisme évite que des assemblées peu fréquentées ne bloquent systématiquement des décisions utiles. Si la résolution n'atteint pas le tiers des voix, aucun second vote n'est possible ce jour-là. La question devra être réinscrite à une prochaine assemblée.
Depuis la loi ELAN de 2018, ce second vote se tient lors de la même séance, sans attendre une nouvelle convocation.
Passerelle article 25-1 en 3 questions
| Quand s'active-t-elle ? | La résolution échoue à l'article 25 mais recueille ≥ 1/3 des voix de tous les copropriétaires. |
| Que se passe-t-il alors ? | Second vote immédiat, lors de la même séance, à la majorité simple de l'article 24. |
| Et si le tiers n'est pas atteint ? | Aucun second vote possible ce jour-là : la question est réinscrite à une prochaine assemblée. |
| Exemple sur 1 000 tantièmes | 380 voix pour : échec de l'art. 25 (501 requises) mais > 333 (le tiers) → revote en art. 24, adopté. |
| Base légale | Article 25-1, loi du 10 juillet 1965 (Legifrance) ; séance unique depuis la loi ELAN 2018. |
Article 25 et travaux : quels chantiers sont concernés
Les travaux relevant de l'article 25 copropriété sont ceux qui affectent les parties communes ou modifient l'aspect de l'immeuble. La frontière avec les travaux d'entretien courant (article 24) peut parfois prêter à confusion.
Travaux soumis à l'article 25
- Ravalement de façade avec modification de l'aspect extérieur.
- Remplacement de la chaudière collective ou installation d'un nouveau système de chauffage.
- Travaux d'isolation thermique des parties communes (toiture, murs extérieurs).
- Installation de bornes de recharge pour véhicules électriques dans les parkings communs.
- Travaux d'accessibilité pour personnes handicapées ou à mobilité réduite dans les parties communes (article 25-2 de la loi, Legifrance).
- Création ou transformation d'équipements collectifs.
Ces travaux peuvent bénéficier de MaPrimeRénov' Copropriété, une aide de l'État couvrant de 30 % à 45 % du montant des travaux selon l'ambition de la rénovation énergétique, plafonnée à 25 000 € par lot, selon economie.gouv.fr. L'aide cible les parties communes et les équipements communs, mais aussi les parties privatives quand elles produisent un effet mesurable sur la performance énergétique de l'immeuble.
Le vote en assemblée à la majorité de l'article 25 est une condition préalable pour déposer un dossier collectif. Sans ce vote, aucune demande d'aide ne peut être constituée.
PPT et DPE collectif : le calendrier 2026 (loi Climat et Résilience)
Depuis la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, deux obligations transforment la façon dont les copropriétés programment leurs travaux, et nourrissent directement l'ordre du jour des assemblées relevant de l'article 25.
- Le projet de plan pluriannuel de travaux (PPT) est obligatoire pour les immeubles à usage partiel ou total d'habitation de plus de 15 ans. Le calendrier d'entrée en vigueur s'est échelonné selon la taille : copropriétés de plus de 200 lots depuis le 1er janvier 2023, de 51 à 200 lots depuis le 1er janvier 2024, et de 50 lots ou moins depuis le 1er janvier 2025. Toutes les copropriétés concernées sont donc désormais soumises à l'obligation. Le PPT, établi sur 10 ans après un diagnostic technique, est présenté à l'assemblée ; les travaux qu'il liste sont ensuite votés selon leur nature (article 24 pour les travaux obligatoires, article 25 pour l'amélioration et la rénovation énergétique).
- Le DPE collectif est obligatoire pour les copropriétés d'habitation dont le permis de construire date de plus de 15 ans, avec un échéancier par taille : plus de 200 lots depuis le 1er janvier 2024, de 50 à 200 lots depuis le 1er janvier 2025, et 50 lots ou moins depuis le 1er janvier 2026. Il doit être renouvelé tous les 10 ans et sert de socle au PPT comme aux demandes de MaPrimeRénov' Copropriété.
En pratique, un DPE collectif défavorable débouche presque toujours sur un PPT de rénovation énergétique, dont les postes d'amélioration se votent à la majorité de l'article 25, avec passerelle 25-1 possible.
Comment se déroule le vote article 25 en assemblée générale
Le vote à l'article 25 suit les règles générales de l'assemblée générale, avec quelques particularités liées au calcul du résultat.
Déroulé du vote
- Inscription à l'ordre du jour : la résolution doit figurer explicitement dans la convocation, avec tous les documents nécessaires (devis, plan, note technique). Un oubli à ce stade invalide le vote.
- Expression des voix : chaque copropriétaire vote selon son nombre de tantièmes : en séance, par procuration ou par correspondance (depuis l'ordonnance du 30 octobre 2019).
- Décompte : le président de séance additionne les voix favorables. Le seuil à atteindre est la moitié des tantièmes totaux, plus un.
- Résultat : seuil atteint, la résolution est adoptée. En cas d'échec avec plus d'un tiers des voix, un second vote à l'article 24 peut s'organiser immédiatement (article 25-1).
- Procès-verbal : la décision est consignée dans le PV d'assemblée, qui fait foi.
Les absents non représentés grossissent le dénominateur sans apporter de voix favorables. Soigner le taux de participation (procurations bien collectées, vote par correspondance activé) est donc stratégique pour franchir ce seuil. Consulter les règles de vote en assemblée générale de copropriété aide à préparer efficacement ces scrutins.
Contester un vote article 25 : recours possibles
Contestation d'AG : avez-vous encore 2 mois ?
Le délai de 2 mois est préfix : passé ce terme, la décision devient définitive même entachée d'un vice de forme. Il ne bénéficie qu'aux copropriétaires opposants ou défaillants — celui qui a voté pour ne peut plus contester.
Référence officielle : Assemblée générale de copropriété — service-public.gouv.fr
Calcul effectué dans votre navigateur : vos saisies ne sont ni transmises ni enregistrées. Seules des statistiques d’usage anonymes (aucune donnée saisie) sont mesurées.
Décompte indicatif fondé sur l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965 (délai préfix de 2 mois, réservé aux copropriétaires opposants ou défaillants) : la date exacte de notification du PV et les cas particuliers (notification irrégulière, décision inexistante) peuvent modifier l'analyse — consultez rapidement un avocat en droit immobilier.
Un copropriétaire qui s'estime lésé par une décision adoptée (ou rejetée) à la majorité de l'article 25 dispose de voies de recours, encadrées par des délais stricts.
Le délai de contestation est de deux mois à compter de la notification du procès-verbal aux copropriétaires opposants ou défaillants. Ce délai est préfix. Passé ce terme, la décision devient définitive, même si elle est entachée d'irrégularités de forme.
Le recours s'exerce devant le tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble. Les motifs peuvent être les suivants :
- Convocation irrégulière : délai de convocation non respecté ou ordre du jour incomplet.
- Quorum ou décompte erroné : quorum non atteint ou calcul des tantièmes fautif.
- Mauvaise majorité appliquée : résolution soumise à un régime de vote inexact.
- Abus de majorité : décision prise dans l'intérêt de certains copropriétaires au détriment des autres.
Le juge peut annuler la résolution ou la modifier. Si des travaux ont déjà commencé, une annulation complique considérablement la situation. Faire appel à un avocat spécialisé en droit de la copropriété avant toute action reste fortement conseillé. La jurisprudence sur l'article 25 est abondante : les tribunaux vérifient systématiquement le respect des règles procédurales de la loi du 10 juillet 1965.
Sources
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- anil.org — copropriété et travaux
- service-public.gouv.fr — plan pluriannuel de travaux (PPT)
Fiche pratique
| Texte de référence | Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 25 (Legifrance) |
| Seuil de vote article 25 | Majorité des voix de TOUS les copropriétaires (> 50 % des tantièmes) |
| Passerelle article 25-1 | Activée si ≥ 1/3 des voix obtenues : second vote à la majorité simple (art. 24) |
| Majorité article 24 (simple) | Majorité des voix des présents et représentés uniquement |
| Majorité article 26 (double) | Majorité des copropriétaires ET majorité des 2/3 des tantièmes |
| Délai de contestation | 2 mois après notification du PV aux opposants/défaillants |
| MaPrimeRénov' Copropriété | 30 % à 45 % des coûts de travaux énergétiques (plafond : 25 000 €/lot) |
| Vote par correspondance | Possible depuis l'ordonnance du 30 octobre 2019 |
| Tribunal compétent | Tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble |
| Information gratuite (ANIL / ADIL) | https://www.anil.org/ |
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.
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Questions de copropriétaires
Quels travaux sont soumis à l'article 25 en copropriété ?
Relèvent de l'article 25 les travaux d'amélioration, de transformation ou d'addition affectant les parties communes : ravalement avec changement d'aspect, remplacement de chaudière collective, isolation thermique des façades ou toitures, installation de bornes de recharge électrique, travaux d'accessibilité pour personnes à mobilité réduite. Ces décisions exigent la majorité des voix de tous les copropriétaires (présents, représentés et absents), calculée en tantièmes.
Quand peut-on utiliser la passerelle de la majorité de l'article 25-1 ?
La passerelle de l'article 25-1 s'active quand une résolution rate la majorité absolue de l'article 25 mais a recueilli au moins un tiers (1/3) des voix de tous les copropriétaires. L'assemblée peut alors procéder immédiatement à un second vote à la majorité simple de l'article 24 (majorité des voix des présents et représentés). Si le seuil du tiers n'est pas atteint, aucun second vote n'est possible lors de la même séance.
Quelle est la différence entre l'article 25 et l'article 26 en copropriété ?
L'article 25 exige la majorité des voix de tous les copropriétaires (plus de 50 % des tantièmes). L'article 26 impose une double majorité : la majorité des copropriétaires en nombre ET les deux tiers des tantièmes. L'article 26 vise les décisions les plus lourdes : modification du règlement de copropriété, actes de disposition sur les parties communes, suppression du poste de gardien.
Quelle est la différence entre la majorité absolue de l'article 25 et la majorité simple de l'article 24 ?
La majorité simple de l'article 24 requiert la majorité des voix des seuls copropriétaires présents et représentés à l'assemblée. La majorité absolue de l'article 25 exige la majorité des voix de tous les copropriétaires du syndicat, présents, représentés ou absents. Un copropriétaire absent pèse donc de fait dans la colonne des défavorables pour l'article 25, ce qui rend ce seuil nettement plus difficile à atteindre.
Peut-on contester une décision votée à la majorité de l'article 25 ?
Oui. Un copropriétaire opposant ou défaillant dispose de deux mois à compter de la notification du procès-verbal pour contester la décision devant le tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble. Les motifs peuvent être un vice de forme (convocation irrégulière, ordre du jour incomplet), une erreur dans le calcul des tantièmes ou un abus de majorité. Passé ce délai de deux mois, la décision est définitive.
Quand utiliser l'article 24 de la copropriété ?
L'article 24 est la majorité par défaut : elle s'applique à toutes les décisions pour lesquelles la loi ne prévoit pas de majorité renforcée. En pratique : budget prévisionnel, approbation des comptes, entretien courant, travaux de conservation de l'immeuble, remplacement d'un équipement vétuste à l'identique, et travaux rendus obligatoires par la loi ou un arrêté de police. Seules les voix exprimées des présents et représentés comptent.
MaPrimeRénov' Copropriété s'applique-t-elle aux travaux votés à l'article 25 ?
Oui. MaPrimeRénov' Copropriété finance de 30 % à 45 % du montant des travaux de rénovation énergétique sur les parties communes, dans la limite de 25 000 € par lot (source : economie.gouv.fr). Le vote en assemblée générale à la majorité de l'article 25 est une condition préalable pour déposer un dossier collectif. Plus l'ambition de rénovation est élevée (gain énergétique important), plus le taux de subvention est fort.
