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Assemblée générale

Rédiger le procès-verbal d'assemblée générale de copropriété : le guide complet

Comment faire un PV d'AG en copropriété ? Mentions obligatoires, délais de notification, erreurs à éviter : le guide pratique pour un procès-verbal conforme

Caroline BoyerCaroline Boyer 19 min de lecture

Le procès-verbal d'assemblée générale de copropriété doit être rédigé par le secrétaire de séance, signé par le président et les scrutateurs, puis notifié aux copropriétaires absents dans un délai maximal de deux mois après la tenue de l'AG, conformément au décret du 17 mars 1967. Chaque résolution doit y figurer avec le résultat du vote et les réserves éventuelles.

Rédiger un PV d'AG en copropriété ne ressemble en rien à la formalité souvent expédiée des associations ou des sociétés. La loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1967 encadrent chaque ligne du procès-verbal : mentions obligatoires, décompte des voix, majorités requises, réserves des copropriétaires, délais de notification. Une résolution mal retranscrite ou un vote non documenté peuvent entraîner son annulation devant le tribunal judiciaire. Ce guide détaille les règles propres à la copropriété, de la préparation du canevas jusqu'à l'archivage définitif du document.

Ce qu'il faut retenir

  • Le PV d'AG de copropriété obéit à la loi du 10 juillet 1965 et au décret du 17 mars 1967, qui imposent des mentions obligatoires strictes
  • Chaque résolution doit mentionner le résultat chiffré du vote (voix pour, contre, abstentions) et la majorité requise (article 24, 25, 25-1 ou 26)
  • Le PV doit être notifié par LRAR aux copropriétaires absents dans un délai d'un mois, sous peine de prolonger le délai de contestation de deux mois
  • L'omission des réserves d'un copropriétaire est l'erreur la plus fréquente : elle fragilise la validité des résolutions et allonge le délai de recours
  • Le registre des PV, tenu par le syndic, doit être conservé sans limitation de durée et transmis intégralement en cas de changement de syndic

Qu'est-ce qu'un procès-verbal d'assemblée générale de copropriété ?

Le procès-verbal d'assemblée générale de copropriété est le document officiel qui consigne l'intégralité des délibérations et décisions prises par les copropriétaires réunis en assemblée. Contrairement à un simple compte rendu, il possède une valeur juridique : c'est le seul instrument qui fait foi des résolutions adoptées et de leurs conditions de vote.

Ce document est encadré par la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis et par son décret d'application du 17 mars 1967. Ces textes imposent un formalisme précis, tant sur la forme que sur le contenu, pour garantir la sécurité juridique des décisions collectives.

Concrètement, le PV permet à tout copropriétaire, présent ou absent, de vérifier la régularité des votes et d'exercer ses droits. Il constitue aussi la pièce maîtresse du registre des procès-verbaux tenu par le syndic, et sert de référence en cas de contestation d'une résolution devant le tribunal judiciaire.

Par sa fonction de traçabilité, il fige les engagements de la copropriété : approbation des comptes, vote du budget prévisionnel, autorisation de travaux, désignation ou révocation du syndic. Chaque décision y est retranscrite avec le décompte exact des voix, les majorités requises et atteintes, et les éventuelles réserves formulées par les copropriétaires.

Rôle juridique du PV en copropriété

En droit de la copropriété, le PV revêt une fonction probatoire : il établit la réalité des débats et des votes. L'article 17 du décret du 17 mars 1967 impose au syndic de rédiger le procès-verbal et de le faire signer. Une résolution non consignée ou incorrectement retranscrite peut être contestée dans les deux mois suivant la notification du PV.

Sans ce document, aucune décision collective n'est opposable aux copropriétaires absents, ni aux tiers. Le PV conditionne également la mise en œuvre des résolutions : un copropriétaire ne peut être contraint de payer un appel de fonds voté en assemblée si le PV n'a pas été régulièrement notifié.

Différence entre compte rendu et procès-verbal

Le compte rendu se limite à résumer les échanges et l'ambiance de la séance, sans formalisme particulier. Il n'a aucune valeur officielle. Le procès-verbal, lui, obéit à des exigences légales strictes : il mentionne les résolutions dans l'ordre de l'ordre du jour, avec le résultat chiffré de chaque vote (voix pour, contre, abstentions, majorité atteinte).

L'erreur classique consiste à confondre les deux et à produire un document narratif, qui omet les décomptes précis des voix. Ce type de document ne protège pas la copropriété en cas de litige.

Les mentions obligatoires d'un PV d'AG de copropriété

La loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1967 imposent un certain nombre de mentions sans lesquelles le PV peut être contesté. Voici la liste structurée des informations qui doivent impérativement y figurer.

D'abord, l'identification complète de la copropriété : son adresse, sa dénomination si elle existe, et le nom du syndic en exercice. Ensuite, la date, l'heure d'ouverture et de clôture, et le lieu précis de la réunion. Ces éléments d'en-tête sont essentiels pour situer l'assemblée dans le temps et l'espace.

La feuille de présence, signée par chaque copropriétaire ou son mandataire, est une annexe obligatoire au PV. Elle permet de calculer les tantièmes présents et représentés, base de toutes les majorités. Le PV doit indiquer le nombre total de voix dont disposent les copropriétaires présents et représentés, ainsi que le nom du président de séance et des scrutateurs élus en début de séance.

L'ordre du jour, tel qu'il figurait dans la convocation, doit être reproduit intégralement. Aucune résolution ne peut être adoptée sur une question non inscrite à l'ordre du jour, sauf cas exceptionnels prévus par la loi (article 13 du décret de 1967).

Pour chaque résolution, le PV doit comporter : le texte soumis au vote, le résultat du vote exprimé en voix (et non en nombre de copropriétaires), la majorité requise (article 24, 25, 26 de la loi de 1965), la majorité effectivement obtenue, et la mention « adoptée » ou « rejetée ». Les réserves et oppositions éventuelles d'un copropriétaire doivent être consignées explicitement.

Les informations d'en-tête indispensables

L'en-tête du PV doit comporter : le nom complet de la copropriété (ou son adresse complète si elle n'en a pas), la date, l'heure de début et de fin de séance, le lieu exact de la réunion, la nature de l'assemblée (ordinaire annuelle, ordinaire réunion supplémentaire, ou extraordinaire), le nom et la qualité du président de séance, le nom des scrutateurs et du secrétaire de séance.

Le syndicat des copropriétaires est identifié par son numéro SIRET le cas échéant. Le syndic est mentionné avec sa dénomination sociale complète et l'adresse de son siège.

La retranscription des votes résolution par résolution

Chaque résolution doit être retranscrite dans l'ordre exact de l'ordre du jour. Pour un vote à l'article 24 (majorité simple des voix exprimées des présents et représentés), le PV indique : voix pour, voix contre, abstentions, total des voix exprimées.

Pour un vote à l'article 25 (majorité absolue de l'article 25-1 ou majorité simple de l'article 25 pour les lots secondaires), le décompte doit distinguer les voix de tous les copropriétaires, pas seulement des présents. La logique est identique pour l'article 26 (double majorité des copropriétaires représentant les deux tiers des voix).

Un copropriétaire qui s'abstient lors d'un vote à l'article 25 ou 26 n'est pas compté comme ayant voté pour la résolution : son abstention équivaut à un vote contre.

Tableau : mentions obligatoires vs mentions recommandées

MentionCaractère obligatoireConséquence d'une omission
Identification de la copropriété et du syndicObligatoireNullité relative possible si le doute est créé
Date, heure, lieu de l'assembléeObligatoireContestation sur la régularité de la convocation
Feuille de présence (annexée)ObligatoireImpossibilité de vérifier les majorités
Nom du président de séance et des scrutateursObligatoireNullité des votes si absence de désignation
Ordre du jour completObligatoireRésolution non inscrite = annulable
Résultat chiffré du vote (voix pour/contre/abstentions)ObligatoireContestation de la régularité du vote
Majorité requise et majorité obtenueObligatoireIncertitude sur la validité de la résolution
Réserves écrites d'un copropriétaireObligatoire si demandéProlongation du délai de recours pour ce copropriétaire
Résumé des débatsRecommandéAucune conséquence juridique directe
Signature des scrutateursRecommandéRenforce la force probante du PV

Comment rédiger un PV d'AG étape par étape

Rédiger un PV d'AG de copropriété ne s'improvise pas. La démarche couvre trois temps : la préparation en amont, la prise de notes pendant la séance, et la finalisation après la clôture des débats. Voici les étapes opérationnelles.

Que l'assemblée soit ordinaire (approbation des comptes, budget) ou extraordinaire (modification du règlement de copropriété, travaux majeurs), la rigueur méthodologique est identique. Seul le niveau de détail des résolutions varie, les votes à majorité renforcée exigeant une précision accrue dans les décomptes.

Avant l'assemblée : préparer le cadre de rédaction

  1. Rassembler les documents préparatoires : la convocation avec l'ordre du jour, la feuille de présence vierge, la liste des copropriétaires avec leurs tantièmes, et les pouvoirs reçus des copropriétaires absents.

  2. Préparer un canevas de PV : un document structuré reprenant l'ordre du jour, avec des espaces pour renseigner les résultats de chaque résolution. Ce canevas permet au secrétaire de séance de se concentrer sur les débats sans avoir à structurer le document en temps réel.

  3. Vérifier les pouvoirs : chaque mandataire doit justifier d'un pouvoir écrit signé par le copropriétaire mandant. Un copropriétaire ne peut détenir plus de trois pouvoirs en sus du sien, sauf si le total des voix dont il dispose (les siennes + celles des mandants) ne dépasse pas 5 % des voix du syndicat (article 22 de la loi de 1965).

  4. Désigner le bureau de séance : avant d'entrer dans l'ordre du jour, l'assemblée doit élire un président de séance et des scrutateurs. Le syndic ne peut présider l'assemblée qu'en l'absence de copropriétaire volontaire ; dans ce cas, il doit le faire constater par l'assemblée.

Pendant la séance : documenter les délibérations de manière exhaustive

Le secrétaire de séance (souvent le syndic ou son représentant, mais ce peut être un copropriétaire désigné) prend note de chaque intervention, en particulier :

  • Les positions divergentes exprimées par les copropriétaires lors des débats précédant un vote. Ces éléments de contexte sont précieux en cas de contestation ultérieure.

  • Les réserves formulées oralement ou par écrit par un copropriétaire. Si un copropriétaire demande expressément que son opposition soit consignée au PV, le secrétaire doit s'exécuter. À défaut, le délai de recours contentieux peut être prolongé pour ce copropriétaire.

  • Les amendements proposés en séance modifiant le texte d'une résolution. L'amendement doit être accepté par l'assemblée et le texte final soumis au vote doit être clairement retranscrit.

  • Les décomptes de voix pour chaque résolution : le président de séance annonce le résultat, le secrétaire le consigne. Pour les votes à main levée contestés, un vote par appel nominal peut être demandé.

Après la séance : finaliser et valider le procès-verbal

Une fois l'assemblée close, le procès-verbal doit être finalisé dans un délai raisonnable. Le président de séance relit le projet de PV et y apporte les corrections éventuelles avant signature.

Le PV définitif est signé par le président de séance, le ou les scrutateurs, et le secrétaire. Il est ensuite notifié aux copropriétaires absents dans le délai légal (voir section dédiée).

Le syndic est responsable de la conservation du PV dans le registre des procès-verbaux de la copropriété. Ce registre, coté et paraphé, peut être consulté par tout copropriétaire sur demande.

Dans une copropriété de plus de 50 lots, un conseil syndical peut assister le syndic dans la relecture du projet avant signature, sans toutefois pouvoir modifier les décisions de l'assemblée.

Qui signe le PV et dans quel délai ? (règles spécifiques copropriété)

La signature du PV et sa notification aux copropriétaires absents obéissent à des règles strictes. Leur non-respect peut entraîner des conséquences sur la validité des résolutions ou sur les délais de recours.

Prenons un cas concret. Une copropriété de 20 lots tient son assemblée générale le 15 mai 2026. Sur les 20 copropriétaires, 14 sont présents ou représentés, totalisant 7 200 tantièmes sur 10 000. Six copropriétaires sont absents non représentés. Le président de séance, un copropriétaire élu en début de séance, signe le PV avec les deux scrutateurs également désignés. Le syndic dispose alors d'un délai pour notifier le PV aux six absents.

Qui sont les signataires obligatoires ?

Selon l'article 17 du décret du 17 mars 1967, le PV est signé par le président de séance, le ou les scrutateurs, et le secrétaire de séance. Le syndic signe également en tant que rédacteur du PV, mais sa signature n'est pas une condition de validité du document.

Si le président de séance refuse de signer, le PV demeure valable s'il est signé par les autres signataires. La situation est toutefois source d'insécurité juridique et il est préférable d'indiquer les raisons du refus dans le PV lui-même.

Les scrutateurs sont garants de la sincérité des votes. Leur signature atteste que les résultats consignés sont conformes à ceux proclamés en séance. Leur nombre doit être au minimum de deux lorsque l'assemblée procède à un vote à scrutin secret (article 18 du décret de 1967).

Quel délai pour envoyer le PV d'AG aux copropriétaires ?

Le syndic doit notifier le PV à chaque copropriétaire absent dans un délai d'un mois à compter de la tenue de l'assemblée. Ce délai est fixé par l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965. Pour les copropriétaires présents ou représentés, la notification n'est pas obligatoire : la signature de la feuille de présence vaut preuve de leur participation et de leur connaissance des décisions.

En pratique, dans notre exemple, le syndic doit notifier le PV aux six copropriétaires absents avant le 15 juin 2026. Le non-respect de ce délai ne rend pas les résolutions nulles, mais il retarde le point de départ du délai de contestation de deux mois prévu à l'article 42 de la loi de 1965. Un copropriétaire absent non notifié peut contester une résolution bien au-delà de deux mois après l'assemblée, tant que la notification n'a pas été effectuée.

Notification par lettre recommandée : les points de vigilance

La notification doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) à chaque copropriétaire absent. Le cachet de La Poste fait foi pour le respect du délai d'un mois. L'envoi par simple courrier ou par email ne déclenche pas le délai de contestation de deux mois, ce qui expose la copropriété à un risque contentieux prolongé.

Le PV notifié doit être la version intégrale du document, annexes comprises. L'envoi d'un extrait ou d'un résumé ne satisfait pas à l'obligation légale.

Pour les copropriétés dotées d'un espace extranet sécurisé, certains syndics proposent une notification électronique. Cette modalité reste conditionnée à l'acceptation expresse et écrite de chaque copropriétaire concerné.

L'erreur courante qui peut invalider votre PV d'AG

Parmi les erreurs de rédaction les plus fréquentes, l'omission des réserves ou de l'opposition formelle d'un copropriétaire arrive en tête. Elle peut produire des effets juridiques bien réels.

Un copropriétaire qui formule une réserve en séance et demande son inscription au PV dispose d'un droit à ce que cette réserve soit consignée. Si le PV ne la mentionne pas, le copropriétaire peut arguer d'une irrégularité et le délai de recours de deux mois pourrait ne pas lui être opposable, faute de notification conforme.

Autre écueil classique : confondre les majorités. Une résolution relevant de l'article 25 votée et retranscrite comme si elle relevait de l'article 24 peut être annulée si la majorité requise n'est pas atteinte. Le rédacteur du PV doit systématiquement préciser l'article applicable (24, 25, 25-1, 26) pour chaque résolution.

Le manque de précision sur le texte exact soumis au vote constitue un troisième piège. Une résolution rédigée en termes vagues (« l'assemblée autorise des travaux de rénovation ») sans détail sur la nature, le périmètre ou le montant des travaux peut être jugée insuffisamment précise et donc irrégulière.

Omettre les réserves et oppositions : conséquences sur les recours

La conséquence directe d'une omission de réserve est procédurale : elle peut rallonger le délai de contestation. Selon la jurisprudence, un copropriétaire dont la réserve n'a pas été consignée peut saisir le tribunal au-delà du délai de deux mois, car le PV ne reflète pas fidèlement la teneur des débats.

Plus largement, un PV incomplet fragilise l'ensemble des résolutions adoptées. Une résolution annulée pour vice de forme peut emporter des conséquences financières lourdes : remboursement de fonds appelés, suspension de travaux engagés, voire mise en cause de la responsabilité du syndic.

La vigilance est particulièrement nécessaire lors des assemblées générales extraordinaires portant sur des modifications du règlement de copropriété ou des travaux de grande ampleur : les enjeux financiers justifient une rigueur accrue.

Autres pièges administratifs à ne pas négliger

Outre les problèmes de fond, des erreurs formelles peuvent fragiliser le PV. La signature d'un PV par une personne non habilitée (par exemple un syndic non encore renouvelé dans ses fonctions) soulève des interrogations. De même, un PV signé plusieurs semaines après l'assemblée sans explication peut faire douter de sa sincérité.

La feuille de présence est une annexe indissociable du PV. Son absence ou ses incohérences (émargements manquants, tantièmes erronés) rendent impossible la vérification des majorités et exposent les résolutions à la critique.

Enfin, un PV rédigé de manière purement affirmative (« l'assemblée a décidé ») sans décompte des voix ne permet pas à un copropriétaire de vérifier si la majorité requise a bien été atteinte. Cette pratique, observée dans certaines petites copropriétés informelles, est juridiquement dangereuse.

Modèle de PV d'assemblée générale de copropriété : structure type

Voici une structure type que tout secrétaire de séance peut adapter. Elle reprend l'ensemble des mentions obligatoires identifiées plus haut, dans l'ordre chronologique de l'assemblée.

Cette trame ne se substitue pas à une vérification par un professionnel du droit. Chaque copropriété a ses spécificités (règlement de copropriété, clauses particulières) qui peuvent imposer des adaptations.

En-tête et identification de la copropriété

PROCÈS-VERBAL D'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Copropriété : [Nom ou adresse complète]
Syndic : [Dénomination sociale, adresse]
Date de l'assemblée : [JJ/MM/AAAA]
Heure d'ouverture : [HH:MM] : Heure de clôture : [HH:MM]
Lieu : [Adresse précise]
Nature : [Ordinaire annuelle / Ordinaire supplémentaire / Extraordinaire]

Président de séance : [Nom, prénom, lot n°X]
Scrutateurs : [Nom, prénom, lot n°Y] ; [Nom, prénom, lot n°Z]
Secrétaire de séance : [Nom, qualité]

Feuille de présence : [Annexée : indiquer le nombre de copropriétaires présents/représentés et le total des tantièmes]

Total des voix du syndicat : [X/XX XXX] tantièmes
Voix présentes et représentées : [Y/YY YYY] tantièmes

Corps du PV : retranscription des résolutions

ORDRE DU JOUR ET RÉSOLUTIONS

Rappel de l'ordre du jour : [Reproduction intégrale de l'ordre du jour figurant dans la convocation]

Résolution n°1 : [Texte exact soumis au vote]
  Majorité requise : Article [24/25/25-1/26] de la loi du 10 juillet 1965
  Résultat du vote :
    : Voix pour : [XXX] tantièmes
    : Voix contre : [XX] tantièmes
    : Abstentions : [XX] tantièmes
  Majorité obtenue : [Oui/Non]
  Résultat : ADOPTÉE / REJETÉE
  Réserves / oppositions : [À consigner le cas échéant, avec le nom du copropriétaire et la teneur exacte de sa réserve]

[Répéter pour chaque résolution, dans l'ordre de l'ordre du jour]

Clôture, signatures et annexes

CLÔTURE

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à [HH:MM].

Fait à [Ville], le [JJ/MM/AAAA]

Signatures :
  Le président de séance : [Signature]
  Le(s) scrutateur(s) : [Signature(s)]
  Le secrétaire de séance : [Signature]
  Le syndic : [Signature]

ANNEXES AU PRÉSENT PROCÈS-VERBAL
  : Annexe 1 : Feuille de présence
  : Annexe 2 : Pouvoirs
  : Annexe 3 : [Tout document présenté en séance et auquel il est fait référence]

Le présent procès-verbal est notifié par lettre recommandée avec accusé de réception à chaque copropriétaire absent, conformément à l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965.

À noter : Cette structure constitue un socle minimal. Les copropriétés de plus de 50 lots ou celles soumises à un règlement de copropriété complexe peuvent exiger des développements supplémentaires, notamment sur le quorum et la double majorité.

Digitaliser et archiver le PV d'AG de copropriété

La dématérialisation des PV de copropriété progresse, mais le cadre légal reste ancré dans le support papier pour certains actes essentiels. Distinguons les obligations de conservation, encore largement physiques, des possibilités de digitalisation offertes par les textes récents.

L'article 33 du décret du 17 mars 1967 impose au syndic de tenir un registre des procès-verbaux des assemblées générales. Ce registre, coté et paraphé par le président du tribunal judiciaire ou par le maire, est un document physique obligatoire. Chaque PV y est inséré par ordre chronologique.

La durée de conservation du registre est illimitée. Les PV des dix dernières années doivent pouvoir être consultés par tout copropriétaire sur simple demande au syndic. Les PV plus anciens restent accessibles, mais leur consultation peut être soumise à des conditions pratiques (prise de rendez-vous, frais de reproduction).

Conservation obligatoire : durée et support

Le registre des PV, support physique obligatoire, est conservé par le syndic pendant toute la durée de son mandat. En cas de changement de syndic, le registre est transmis au nouveau syndic avec l'ensemble des archives de la copropriété, dans le cadre du délai de transmission de trois mois prévu par l'article 18-2 de la loi de 1965.

Les PV doivent être conservés sans limitation de durée. En pratique, une copropriété ancienne peut détenir des registres remontant à plusieurs décennies. Ces archives sont précieuses pour retracer l'historique des décisions collectives, notamment en matière de travaux ou de modification du règlement de copropriété.

Le rôle du syndic dans la gestion des PV

Le syndic est le gardien du registre et le responsable de la rédaction matérielle du PV. Depuis l'ordonnance du 30 octobre 2019, la tenue du registre sous forme électronique est autorisée, à condition de garantir l'intégrité et l'inaltérabilité des documents.

En pratique, cette option reste peu déployée dans les petites copropriétés. Les syndics professionnels commencent à proposer des espaces numériques sécurisés permettant aux copropriétaires de consulter les PV en ligne. La signature électronique des PV est juridiquement possible, mais elle suppose que tous les signataires disposent d'un certificat de signature électronique qualifié, ce qui est rarement le cas en pratique.

Le syndic engage sa responsabilité civile professionnelle en cas de perte ou de destruction du registre. Un PV manquant peut empêcher la copropriété de justifier une décision ancienne, par exemple en cas de litige sur l'autorisation de travaux réalisés il y a plusieurs années.

Document applicable : décret n°67-223 du 17 mars 1967 (modalités du PV de copropriété)Signataires obligatoires : président de séance et scrutateursDélai de notification aux absents : deux mois maximum après l'AGDélai de contestation : deux mois à compter de la notification (art. 42, loi du 10 juillet 1965)Conservation minimale : dix ans (pratique recommandée)Notification : lettre recommandée avec accusé de réception (ou voie électronique avec accord exprès)Source officielle : service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2643

Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.

Questions de copropriétaires

Qu'est-ce qu'une assemblée générale constitutive d'une association ?

L'assemblée générale constitutive d'une association loi 1901 est la réunion fondatrice qui adopte les statuts, désigne les premiers dirigeants et donne naissance juridique à l'association. Elle est distincte de l'assemblée générale de copropriété, qui réunit les copropriétaires d'un immeuble pour voter des décisions de gestion (budget, travaux, syndic) dans le cadre de la loi du 10 juillet 1965. La confusion entre ces deux régimes est fréquente mais les règles applicables diffèrent totalement.

Comment faire une PV ?

Pour faire un PV d'AG de copropriété, commencez par préparer un canevas reprenant l'ordre du jour. Pendant la séance, consignez chaque résolution avec le décompte exact des voix (pour, contre, abstentions), la majorité requise (article 24, 25 ou 26 de la loi de 1965) et les réserves éventuelles. Après la séance, faites signer le PV par le président de séance, les scrutateurs et le secrétaire, puis notifiez-le par LRAR aux copropriétaires absents dans le mois qui suit l'assemblée.

Quel délai pour un PV d'AG ?

Le syndic doit notifier le PV d'assemblée générale à chaque copropriétaire absent dans un délai d'un mois à compter de la tenue de l'assemblée, conformément à l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965. Le PV lui-même doit être rédigé et signé dans un délai raisonnable après la séance, idéalement sous quinze jours. Le non-respect du délai de notification ne rend pas les résolutions nulles, mais il retarde le point de départ du délai de contestation de deux mois ouvert aux copropriétaires absents.

Pouvez-vous me fournir un modèle de procès-verbal d'assemblée générale en Word ?

La structure type présentée dans cet article peut être copiée et adaptée dans n'importe quel traitement de texte. Elle couvre l'en-tête, les résolutions avec les décomptes de voix, et la clôture avec signatures. Pour un usage dans votre copropriété, faites vérifier cette trame par votre syndic ou un professionnel du droit, car des spécificités (règlement de copropriété, clauses particulières, nombre de lots) peuvent imposer des ajustements.

Quelle est la différence entre un PV d'AG ordinaire et un PV d'AG extraordinaire de copropriété ?

Le PV d'AG ordinaire retranscrit les décisions courantes (approbation des comptes, budget prévisionnel, nomination du syndic) votées aux majorités simples de l'article 24 ou 25 de la loi de 1965. Le PV d'AG extraordinaire concerne des décisions plus lourdes (modification du règlement de copropriété, aliénation de parties communes, travaux de surélévation) qui exigent la double majorité de l'article 26. La structure du document est identique, mais la précision des décomptes de voix est encore plus critique pour les résolutions à majorité renforcée.